Depuis des lustres, de manière récurrente, s'ouvrent des controverses sur le fait de savoir si tel ou tel membre du Parlement peut accepter une décoration que lui propose un Etat étranger. En effet les decorations n'existent pas en Suisse et l'on considère que l'exercice d'un mandat public fait obstacle à l'acceptation d'un honneur décerné par une autorité étrangère.
Cela est maintenant dépassé et ridicule ! Ridicule dans la mesure où l'on ne peut pas contrôler les vrais jeux d'influence des Etats étrangers sur les parlementaires qui se laissent, pour certains, séduire de mille manières !
Personne n'a protesté, par exemple, et cela est fort curieux (!) lorsqu'un parlementaire d'ailleurs très ouvertement activiste, Président d'une Commission des Affaires Etrangeres, a refusé d'indiquer à la presse l'origine de ses ressources financières à l'occasion de ses campagnes électorales ! Alors que l'intéressé est de notoriété publique l'ami attentionné d'un Etat étranger !
Alors, soyons sérieux ! Ce n'est pas une décoration, tellement visible, elle, qui représente un danger pour l'indépendance de l'intéressé ! Il y a bien pire !
Par contre ce qui est aujourd'hui indispensable en Suisse c'est que toute personne pénétrant dans la sphère politique ou gouvernementale renonce, dès le départ, à rester détenteur de tout autre passeport que le passeport suisse !
Il n'est pas admissible que siègent dans nos enceintes politiques ou gouvernementales des personnes qui sont aussi les citoyens d'états étrangers auxquels ils doivent, par définition, loyauté et fidélité !
