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New Leaders for Tomorrow

Entrepreneuriat : suscitons davantage de vocations chez les jeunes !

28 August 2023 · Crans Montana Forum

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Un engagement au service des transformations du pays

Au Moyen-Age, les “free lances” Ă©taient des lanciers ne reconnaissant aucun lien de vassalitĂ© pour rester maĂźtres du choix de leurs combats. En tant que lointains hĂ©ritiers, les entrepreneurs conservent jalousement cette indĂ©pendance. Les combats des temps modernes ne sont, quant Ă  eux, pas moins nobles que ceux que l’on trouve dans les contes mĂ©diĂ©vaux : il est toujours question d’amĂ©liorer la condition du plus grand nombre, de se dĂ©passer pour bĂątir avec courage un avenir meilleur en relevant des dĂ©fis colossaux.

Les dĂ©fis prĂ©sents et futurs sont connus et s’appellent dĂ©rĂšglement climatique, crise Ă©nergĂ©tique, basculement dĂ©mographique ou encore rĂ©volution technologique. Pour les relever, la communautĂ© des entrepreneurs est placĂ©e en premiĂšre ligne ; c’est d’ailleurs lĂ  que rĂ©side toute la beautĂ© de cette aventure freelance, il s’agit d’une mission. Notre sociĂ©tĂ© a besoin de crĂ©ativitĂ©, d’audace et d’innovation pour embrasser les changements Ă  l’Ɠuvre et rĂ©sister Ă  la tentation de l’immobilisme.
Cet engagement profond, sacerdotal, tire sa force d’un seul moment dans la vie d’un entrepreneur : celui de la rĂ©vĂ©lation de sa vocation Ă  sortir du rang pour tracer sa propre route et conduire le changement. Et comme les vocations apparaissent souvent dĂšs le plus jeune Ăąge, la vocation entrepreneuriale ne dĂ©roge pas Ă  la rĂšgle.

Partant de ce constat, il apparaĂźt que nous pouvons encore faire des efforts pour susciter davantage de telles vocations au sein de notre jeunesse. D’aprĂšs l’étude 2021/2022 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), les programmes de l’enseignement secondaire en France traitent bien moins d’entrepreneuriat que ceux de nos voisins et partenaires. Autre preuve d’un certain retard en la matiĂšre, la vision du monde du travail inculquĂ©e Ă  nos enfants et adolescents paraĂźt usĂ©e sur bien des aspects, les manuels abordant volontiers les conflits syndicaux tout en dĂ©daignant l’esprit d’entreprise.

En consĂ©quence, nous restons davantage attachĂ©s au salariat traditionnel et comptons moins de travailleurs indĂ©pendants qu’ailleurs : 11,2 % de la population active nationale, contre une moyenne europĂ©enne Ă  12,7 % et mĂȘme 14,6 % aux Pays-Bas, selon Eurostat. D’aprĂšs l’étude du GEM prĂ©citĂ©e, seulement un nĂ©o-indĂ©pendant sur quatre en France lance son activitĂ© dans l’objectif d’amĂ©liorer les choses, contre un sur trois aux États-Unis et un sur deux au Royaume-Uni. Nous avons donc pour mission de rĂ©enchanter l’entrepreneuriat, en l’enseignant et en le promouvant davantage. Nous ne partons heureusement pas de rien en la matiĂšre, que ce soit en France ou Ă  l’international.

 

Promouvoir l’entrepreneuriat tout au long des Ă©tudes

Le premier point Ă  traiter, nous l’avons abordĂ©, est l’enseignement de l’entreprise au collĂšge et au lycĂ©e. De profonds changements sont nĂ©cessaires dans la maniĂšre d’aborder le monde Ă©conomique en cours. Mais au-delĂ  de cet aspect acadĂ©mique, chaque Ă©tablissement peut aussi mettre en place des ateliers de simulation d’entreprise, et mĂȘme des coopĂ©ratives gĂ©rĂ©es par les Ă©lĂšves – Ă©videmment sous le contrĂŽle de la communautĂ© professorale – pour financer des voyages scolaires par exemple.

Au fond, toutes les initiatives permettant d’expliquer que le lien de subordination n’est pas l’alpha et l’omĂ©ga du travail sont bonnes Ă  prendre. Nous ferions bien de nous inspirer en cela du modĂšle suĂ©dois, lequel rĂ©unit depuis trente ans Ă©coles, associations et cercles d’entreprises dans le but de dĂ©velopper trĂšs tĂŽt cet esprit entrepreneurial. L’État scandinave est allĂ© encore plus loin en formant ses instituteurs aux nouvelles technologies, afin qu’ils parlent eux aussi couramment la langue de l’innovation et la diffusent Ă  leurs classes. Enfin, la ConfĂ©dĂ©ration suĂ©doise des entreprises offre chaque annĂ©e Ă  une vingtaine de milliers de jeunes la possibilitĂ© de se former aux bases de la gestion d’entreprise sur leur temps scolaire.

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